Gabrielle Filteau-Chiba - La robe en feu
Publié le 13 Septembre 2026
Exuvie
Dans son précédent recueil La forêt barbelée, Gabrielle Filteau-Chiba parlait déjà de la beauté de la forêt, de ses dangers mais aussi de la quête de sens dans une vie. Le tout était rythmé par les quatre saisons.
Avec La robe en feu, l’autrice nous livre à nouveau un recueil rythmé en sept mouvements qui sont comme autant d’étapes vers une nouvelle mue. Lécher les blessures, panser l’âme, sortir enfin de ce corps trop étroit qui entrave la liberté, voler ou courir vers l’ailleurs qui peut être aussi le retour chez soi, libéré de toute entrave.
Exuvie est le mot qui sied ainsi le mieux à ce recueil et à ce que la poétesse raconte. Il m’apparaît de plus en plus que l’on pourrait qualifier sa poésie de poésie-phénix : le lieu d’écriture où tout naît, grandit, subit, meurt pour mieux renaître de ses cendres, se régénérer.
La conscience de soi, de son âme, de ce que l’on ne veut plus accepter, de ce que l’on désire, de ce qui nous forge. De la mue, en passant par l’érotisme, les origines allemandes ou encore les incendies, Gabrielle Filteau-Chiba nous livre un recueil qui redonne de quoi respirer, de quoi vivifier la pensée et le corps, de quoi adoucir les plaies dans ce monde où tout va mal, où tout brûle, avec la beauté de sa puissance poétique.
En toute fin du recueil, la poétesse reprend un passage de l’essayiste québécois Etienne Beaulieu sur les forces de la Nature, sur le besoin de sortir de la sidération, de l’écoanxiété : « Le meilleur remède à l’écoanxiété c’est de sortir de chez soi et d’aller en forêt »… du moins ce qu’il en reste
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