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Publié le 3 Janvier 2026

Mes perspectives littéraires 2026

Tout d’abord, je vous souhaite une bonne année 2026 en espérant qu’elle vous apporte joie et santé. 

Alors, quelle année littéraire ai-je envie de dessiner ? Je pars évidemment de mon bilan 2025 pour créer mes envies et résolutions (qui comme toutes les bonnes résolutions ne seront pas forcément tenues…). 

Attention : vous trouverez sans aucun doute certains points contradictoires les uns avec les autres mais bon c’est la complexité de l’âme humaine qui souhaite tout embrasser. 😊 

Moins lire mais lire mieux

Et oui, je reviens sur le fait que j’ai « trop lu » en 2025. J’aimerais réduire de 25% mes lectures pour 2026 (désolée, déformation professionnelle, je ressors des stats). Malgré cette réduction, j'aimerais lire un peu de tout (roman, essai, poésie, graphique), autant dire que je ne vois pas comment je vais faire. 😊 

Moins lire passe pour moi aussi par la recherche d’une meilleure « qualité » de lecture : moins de nouveautés (donc moins de découvertes aussi), plus de valeurs sûres aussi bien dans les classiques que dans du plus contemporain, plus de pavés. Je souhaite aussi prendre le temps de relire certains romans lus il y a bien trop longtemps ! J’ai eu l’idée en relisant en 2025 La Curée de Zola que j’avais détestée au lycée et que j’aime bien maintenant. Je sais que le contraire peut arriver mais j’ai vraiment envie de refaire 2/3 relectures cette année.

Acheter moins mais mieux

Moins lire c’est forcément acheter moins de livres ce qui m’embête toujours un peu quand je souhaite défendre mes librairies adorées. Je me rassure en me disant que j’achète beaucoup plus que la moyenne : ce n’est pas moi qui fais couler les librairies !

Je souhaite aussi acheter moins car les tarifs sont élevés. Alors je sais bien l’inflation, les intermédiaires et tout le tralala… mais un grand format à 21€ en moyenne voire 24/25€ pour de la littérature étrangère, c’est beaucoup. Tout comme les poches à 10€. Je le dis alors que j’ai les moyens de m’offrir régulièrement du neuf. J’ai conscience aussi qu’au vu du temps passé à lire, c’est plus rentable que d’autres offres culturelles mais ça reste un budget. Quand on est une grande lectrice comme moi, on casse la tirelire (les SP que je reçois sur une année se comptent sur les doigts d’une main mais c’est un choix).

Acheter moins c’est donc choisir et j’ai décidé de donner en priorité mon argent aux maisons d’édition indépendantes ou du moins dans des réseaux un peu moins concentrés. Pour les gros mastodontes, j’achèterai de façon épisodique (le dernier livre d’un auteur que j’aime beaucoup par exemple) ou j’emprunterai à la médiathèque.

Écumer ma PAL

Je veux moins acheter et ça tombe bien car ma PAL déborde ! Entre les livres que j’accumule depuis des années et les titres de la rentrée littéraire de l’automne dernier qui me restent encore à découvrir, ma PAL est tout simplement devenue indécente.

Je viens de me faire une PAL d’hiver, une liste de 12 livres à lire en 2026 (voir plus bas) pour désengorger tout ça.

Lire davantage de littérature étrangère 

Même si ça fait maintenant pas mal d’années que je lis plus régulièrement de la littérature étrangère, je me tourne trop facilement vers la littérature française. Je souhaite donc accentuer mes lectures étrangères surtout qu’il y a trop d’auteurs importants que je n’ai pas encore lus, notamment chez les contemporains. 

Pour autant, je ne veux pas lire non plus que de la littérature anglophone : je veux m’ouvrir davantage à des littératures européennes de langues plus minoritaires comme le hongrois, le tchèque ou le polonais. La littérature d’Europe centrale/de l’Est m’intéresse de plus en plus.  En 2025, j’ai lu plusieurs titres asiatiques, notamment japonais, et même si je n’y trouve pas toujours mon compte, j’aimerais continuer d’explorer. Enfin, il faut admettre que je ne lis presque pas de littérature africaine et c’est un tort : je me prive de tout un pan de la culture mondiale.

Femmes femmes femmes

Depuis plusieurs années, les autrices représentent 70/75% de mes lectures et ça va continuer. Je veux promouvoir les autrices qu’elles soient contemporaines ou oubliées. 

Voici une liste non exhaustive d’autrices que j’aimerais découvrir ou relire cette année et les années suivantes (j’ai au moins un titre dans ma PAL pour chacune de ces autrices) : Alice Rivaz, Marie-Claire Blais, Susan Sontag, Margaret Atwood, Marcelle Sauvageot, Olga Tokarczuk, Mieko Kawakami, Kate Chopin, Gisèle Halimi, Gabriela Cabezón Cámara, Sarah Kane, Hélène Bessette, Jakuta Alikavazovic, Anne Brontë, Helen Zahavi, Alice Zeniter, Angela Carter, Ursula K. Le Guin, Clarice Lispector, Mariana Enriquez etc. 

Continuer de lire des graphiques 

Alors je sais que certains n’aiment pas le terme graphique surtout quand il est associé à roman, mais je trouve le terme plus simple que BD/Manga. 

L’année 2025 a été marquée par ma reprise des lectures graphiques et je souhaite poursuivre en 2026 sans pour autant en lire plus (je reviens à ma volonté de réduire). Une vingtaine semble être l’idéal et ça me permettra d’alimenter assez régulièrement le RDV BD de la semaine chez Blandine, Moka, Fanny et Noukette.

J’ai déjà des réservations à la médiathèque notamment pour Watership Down, Silent Jenny, Ces lignes qui tracent mon corps… J’attends patiemment mon tour.

Continuer les challenges

Je viens de l’amorcer dans la partie graphique, je poursuis mes challenges de 2025 à savoir Les classiques c’est fantastique chez Moka et La BD de la semaine. Je poursuis bien évidemment ma lecture des Rougon-Macquart en espérant arriver à la moitié à la fin de l’année.

J’aimerais reprendre, toujours chez Moka, le Quatre saisons de pavés abandonné en cours de route l’année dernière. 

Je ne souhaite pas en revanche m’associer à d’autres défis sauf quelques lectures communes dont une sur László Krasznahorkai pour le 20 février. 

12 livres pour 2026

Jack London - Martin Eden

Romain Gary - Les racines du ciel 

László Krasznahorkai - La mélancolie de la résistance 

Louis Aragon - Aurélien 

Margaret Atwood - La servante écarlate 

Thomas Bernhard - Extinction 

Virginia Woolf - Les vagues

Gisèle Halimi - Le lait de l’oranger 

Angela Carter - Le magasin de jouets

Helen Zahavi - Dirty week-end 

Alba de Céspedes - Le cahier interdit

Mohamed Mbougar Sarr - La plus secrète mémoire des hommes

Pas facile de choisir douze livres. J’ai fait cette sélection en tenant compte de mon envie de relectures (le Martin Eden et le Aurélien et un peu Les vagues que je n’avais pas terminé), mon envie d’autrices et de la littérature étrangère.

12 livres pour 2026

12 livres pour 2026

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Publié le 30 Décembre 2025

Mon bilan littéraire 2025

Je n’ai pas l’habitude des bilans littéraires, du moins en dehors de mon petit bilan personnel de comptage des lectures dans mon petit carnet. 

Je n’ai pas l’habitude des bilans littéraires mais cette année je décide d’en faire un parce que j’ai depuis un an un nouveau blog et c’est l’endroit idéal pour faire ce type de post. Il n’aurait pas eu grand intérêt sur Instagram où le plus court est le mieux et où la photo prime sur le contenu.

Ici, on est chez moi, aucun algorithme ne vous oblige à venir me lire et si vous êtes là c’est que vous le voulez bien et que ça peut même vous intéresser. Je me sens donc bien libre de vous faire un loooong récapitulatif de cette année 2025. 😊

Je vous rassure, pas de bilan chiffré car je considère que ça n’a pas beaucoup de sens selon le format, la taille, le genre des livres. Et puis, la quantité n’est rien.

Pas de chiffres mais un constat : j’ai beaucoup plus lu cette année qu’en 2024 et 2023 et croyez le ou non, c’est trop pour moi. Je sais que c’est difficile d’admettre que l’on veuille moins lire mais c’était vraiment un objectif pour moi. C’est raté ! 

Alors comment peut-on trop lire ? Sans aucun doute pour échapper un peu à ce monde étouffant. Sans doute aussi pour éviter de me mettre sur d’autres projets (procrastination bonjour !). J’ai également eu une longue période de convalescence au début du printemps.

Si je lis toujours beaucoup de romans et de recueils de poésie, j’ai renoué cette année avec la bande dessinée en empruntant davantage à la médiathèque.  Je ne les chronique pas forcément (même si je le fais tout de même un peu) mais le constat est là et mine de rien c’est aussi cette nouvelle habitude qui augmente sérieusement mon nombre de livres lus pour 2025. Je participe aussi depuis peu au challenge BD de la semaine organisé par Blandine, Moka, Fanny et Noukette.

Parmi les autres nouveautés de 2025, un défi de taille : lire les Rougon-Macquart dans l’ordre de parution. Amorcé cette année, je suis, à l’heure où j’écris ces lignes, dans la lecture du sixième tome Son Excellence Eugène Rougon. J’espère réussir à finir ce défi en 2028 mais je ne me mets pas de pression. 

Enfin, autre grande nouveauté évoquée en préambule de ce bilan : la naissance de mon nouveau blog. Je parle bien de nouveau blog puisque j’en avais déjà un depuis 2008/2009, abandonné juste avant les confinements. 

J’ai eu envie de revenir au blog au moment où l’on se questionnait tous (et on continue de se questionner) sur la mainmise des RS par les grands manitous proches de Trump. Cependant, pour être honnête, je ne pense pas que ça a été le vrai déclic. Quelques temps avant la création de ce blog, je me suis posé la question de l’intérêt de continuer à partager ma passion pour la littérature sur les RS et notamment Instagram (qui est vraiment le seul réseau que j’utilise fréquemment). 

Les changements incessants d’algorithmes, la multiplicité des comptes n’aident pas à maintenir un intérêt. J’ai moi-même beaucoup évolué et ça ne colle pas forcément avec l’évolution des RS où l’image prend une place démesurée, où l’on se « professionnalise » (je mets des guillemets parce que si certains font un très beau boulot, pour d’autres…), où pour intéresser les gens il faut parler tout le temps de soi. Moi, je ne sais pas faire ça et j’ai longtemps cru naïvement que ça n’avait pas d’importance avant de constater la désaffection. J’ai fini par me dire que mon contenu n’avait aucune valeur ce qui est faux car j’estime fournir un contenu qualitatif (et je n’ai plus peur de me lancer des fleurs).

Après une grosse remise en question en 2024, j’ai décidé de prendre deux grandes décisions en 2025 : rester fidèle à ce qui m’intéresse de produire, quitte à perdre mon lectorat et reprendre vraiment la main sur mon contenu, retrouver un « lieu à soi ».

Alors que je pensais que ce blog resterait seulement une sorte d’archives à destination de quelques brebis égarées, j’ai eu la bonne surprise de constater assez rapidement des lecteurs, aussi bien des blogueurs que je connaissais depuis plus de quinze ans que d’autres, inconnus. Ça m’a fait du bien de renouer ce contact écrit, ce passage de témoin, ce lien littéraire que je pensais à tort un peu mort alors qu’il suffisait de l’entretenir. Pas de tape à l’œil, pas de mise en scène, juste du contenu et du lien autre que des likes qui ne disent pas forcément grand-chose.

Revenir au blog est un investissement que je ne regrette pas du tout même si je ne suis pas très réactive aux commentaires (mais je finis par répondre à tout le monde ou presque). J’ai réappris aussi à prendre le temps de lire les chroniques en entier, de lire même les commentaires là où Instagram pousse à scroller sans cesse. Au moins une fois par semaine, je prends une demi-heure ou une heure pour venir chez les autres, échanger. Et ça fait plaisir de renouer avec ce geste qui était pourtant encore familier il y a quinze ans. J’ai vraiment l’impression d’offrir et de recevoir plus que des commentaires mais une attention. Merci à vous.

Pour autant, je ne compte pas quitter Instagram pour le moment car j’y trouve encore du contenu intéressant et c’est aussi un endroit où j’aime suivre certaines personnes avec qui je ne suis pas suffisamment intimes pour les contacter autrement que par ce média. Je reste donc, je produis ce que j’ai envie de produire, je lis et like ce que je veux et c’est très bien comme ça.

Alors, quelles lectures ont marqué mon année littéraire 2025 ? Difficile de faire un choix tellement j’ai été emportée par des lectures diverses et variées.

Parmi les valeurs sûres, on retrouve surtout des autrices : La nuit au cœur de Nathacha Appanah, Les Forces de Laura Vazquez, E. E. d’Olga Tokarczuk, Trois fois la colère de Laurine Roux, Le butor étoilé de Sigolène Vinson, Pas même le bruit d’un fleuve d’Hélène Dorion, Nous sommes faits d'orage de Marie Charrel. On trouve aussi quelques auteurs avec Un jeu sans fin de Richard Powers, La nuée des âmes de Mike McCormack ou encore Haute-Folie d’Antoine Wauters.

Cette année, j’ai fait également de très belles découvertes. J’ai découvert en début d’année Moi qui n’ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman. J’ai enchaîné le même mois de janvier avec Après de Raphaël Meltz. Février a été marqué par Débâcle de Lize Spit, La femme de Gilles de Madeleine Boudouxhe. C’est également en février que j’ai fait la connaissance d’Eléonore de Duve avec Sophia ; j’ai tellement aimé que j’ai lu aussi son premier roman Donato en juillet.  Avril a été marqué par ma lecture ô combien réjouissante et attendue de Lolita de Nabokov mais aussi par la grâce de La vie fragile de Louise Pommeret. En juin, j’ai été marquée par le livre hybride d’Adèle Yon intitulé Mon vrai nom est Elisabeth. C’est également le mois où j’ai lu en avant-première, pour le Prix du roman Fnac, le magnifique Perpétuité de Guillaume Poix.  Enfin, en septembre, j’ai découvert la regrettée et incandescente Christine Pawlowska avec Ecarlate et Sporen de Julia Sintzen.

Peu de flops mais trois notables :  L’art de la joie de Goliarda Sapienza que j’ai abandonné, Le Pavillon d'or de Yukio Mishima et La faute de l’abbé Mouret que je n’ai pas encore chroniqué (à venir dans les prochaines semaines).

Au niveau de la petite vingtaine de BD/mangas lus, j’ai surtout retenu : La route de Manu Larcenet (non chroniqué), Les travailleurs de la mer de Michel Durand, Le voyage de Shuna de Hayao Miyazaki, les deux tomes de Gen aux pieds nus de Keiji Nakazawa, Là où vont nos pères de Shaun Tan et récemment Nepka de Séverine Vidal et Nina Ramsay et Mi-mouche – tome 1 de Véro Cazot et Carole Maurel (chroniques en 2026 !).

En vrac, la poésie lue et aimée en 2025 : Cartographie de Florence Saint-Roch, Quelque chose noir de Jacques Roubaud, Bleu Laguna de Thomas Flahaut, Ces soirs rangés dans mon tiroir de Han Kang, J’étais dans la foule de Laura Tirandaz chroniqué en même temps avec Le corps cille de Marina Skalova, Basculement-mère d’Irma Pelatan, Uashtenamu. Allumer quelque chose de Marie-Andrée Gill, Nous vous parlons d’amour de Jeanne Bénameur, Un carré de poussière d’Olivia Tapiero, Cordon tombe d’Aurélie Olivier, Le rêve d’un langage commun d’Adrienne Rich.

Ce bilan est déjà très conséquent, je vais donc m’arrêter ici. Merci si vous avez eu le courage de me lire en entier. 

Comment avez-vous vécu votre année littéraire 2025 ? 

Je reviens dans quelques jours pour vous faire un post sur mes perspectives littéraires 2026. 

Portez-vous bien en attendant. 

 

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