Raphaël Meltz - Après
Publié le 14 Février 2025
ça ne passe pas, ça s’espace
La vie après la mort
Comment parler de ce court roman ?
Très prosaïquement, ça commence par la fin. Un accident. Un décès. Lucas quitte la vie mais ne quitte pas tout à fait les siens. Je ne déflore pas beaucoup, c’est dans le prologue.
Lucas, à son décès, est toujours là sans y être. Il ressent les choses différemment, ses sens sont démultipliés. Il voit aussi sa femme et ses deux enfants traverser avec difficulté le deuil.
Ça ressemble à Ghost ou à Sixième Sens mais ce n’est pas tape-à-l’œil, ce n’est pas du cinéma. C’est la démonstration de la banalité du quotidien, de son arrêt brutal, des sentiments mêlés, des regrets, des souvenirs. Mais, surtout c’est la puissance de l’amour qui perdure même quand l’autre n’est plus là.
Je ne peux pas dire grand-chose hormis que c’est beau, que ça serre le cœur, que celles et ceux qui ont connu le deuil d’un être très proche se reconnaîtront sans doute. Pas de lyrisme, pas de fioriture mais le constat clair et net de ce que l’amour nous fait et comment il continue sa vie quand les vies s’en vont.
Une vie, c’est presque rien ; c’est tant de choses. C’est un chemin
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