Joanna Dunis - Les grottes

Publié le 22 Mai 2026

Joanna Dunis - Les grottes

Excavating Insanity

« J’ai mis mon tablier et maintenant –

Je suis prête »

Prête pour retourner 16 ans plus tôt, un 16 novembre. Un jour à jamais gravé dans la chair et l’esprit.

Bascules – Bordures – Exorcismes

Une agression à l’arme blanche par un schizophrène. Dans les rues de Londres.

La rencontre violente avec la folie.

Comment raconter cela, malgré la distance temporelle qui n’a cependant permis aucune mise à distance intime ?

Comment faire face à « l’impossibilité d’user de mots justes », à dire les mots manquants ?

Repenser l’acte impensable, irrationnel que la poétesse peine à nommer. Deux langues où elle navigue pour tenter d’excaver, d’exhumer au plus près, au plus juste. L’anglais vient naturellement se combiner au français. Mais, deux langues ne suffisent pas, il faut sortir d’autres armes dont une moins douloureuse et non létale : la poésie. Les références littéraires et cinématographiques sont également nombreuses. Et progressivement, exhumer cet événement, permet aussi de faire ressortir d’autres éléments, d’autres violences.

« Regarder les grottes

Les dégager

Creuser le tout

– en spéléo sur le fil ».

Joanna Dunis, à travers une expérience douloureuse, livre, avec une écriture à la fois complexe, profonde et forte, toute la brutalité de notre monde, de nos êtres et nos (in)capacités à y faire face.

Avec ce recueil, la poétesse montre aussi que si tout peut s’éclairer avec l’écriture, il reste des zones d’ombre à jamais et il faut savoir les accepter :

« Fille de l’à-peu-près

entendu, je l’accepte ».

Je n’ai moi-même pas les mots justes pour raconter cette lecture intense mais je vous invite à découvrir ce très beau recueil.

Publié dans #Poésie

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A
Sujet terrible .. je ne sais pas si je m'adapterais à la forme poétique.
Répondre
Je comprends.
L
je ne suis pas souvent conquise par ce genre d'écriture, surtout traduite.
Répondre
Ce n’est pas une œuvre traduite. Elle écrit en anglais et français.