Marcel Pagnol - Marius

Publié le 31 Août 2026

Marcel Pagnol - Marius

« Tu me fends le cœur »

Pour débuter cette nouvelle saison des Classiques c’est fantastique de Moka Milla, nous devions lire cet été Marcel Pagnol. Je me suis rendue compte que je l’avais déjà pas mal lu puisque j’ai lu adolescente les quatre tomes de ses Souvenirs d’enfance mais aussi Manon des sources (sans avoir lu Jean de Florette d’ailleurs). Je pensais jeter mon dévolu sur La fille du puisatier et j’ai finalement opté pour Marius, premier volet de la Trilogie Marseillaise, parce que si j’ai vu le film, je n’avais pas encore lu la pièce.

Cette pièce a été jouée pour la première fois à Paris le 9 mars 1929, deux ans avant son adaptation cinématographique, qui met à l’honneur le comédien Raimu, ami fidèle de Pagnol, dans le rôle de César.

Marius est un jeune homme de vingt-deux ans qui travaille avec son père César, le patron du bar de la Marine sur le port de Marseille. Au bar, on trouve des clients réguliers comme le maître-voilier Panisse, le capitaine de ferry-boat Escartefigue, le Lyonnais travaillant aux Douanes M. Brun ou encore le mendiant Piquoiseau.

Marius n’est pas insensible aux charmes de Fanny, la marchande de coquillages qui travaille en face du bar avec sa mère Honorine.

Fanny devient l’enjeu d’une rivalité entre Panisse et Marius mais c’est sans compter l’appel du large…

Enorme succès populaire au théâtre et encore davantage grâce au cinéma, Marius est devenu, avec les autres pièces de la trilogie, une véritable vitrine de Marseille, de sa culture, de son mode de vie, de son (franc) parler. Tout le monde connaît au moins la scène du jeu de manille avec le fameux « Tu me fends le cœur » de Marius. La pièce, en quatre actes, est très bien écrite, très bien rythmée et offre d’autres pépites comme la scène des quatre tiers ou encore les envolées lyriques de Honorine. Elle a conservé tout son potentiel comique même si, évidemment, pour le lecteur d’aujourd’hui, certaines choses ne vieillissent pas très bien (les remarques sexistes et l’utilisation du mot nègre).

Les classiques c'est fantastique - Saison 7 - Août 2026

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D
Je ne parviens pas à me souvenir si j'ai lu la trilogie, mais vu les films plusieurs fois, un petit régal à chaque fois, même si aujourd'hui je n'aurais pas le même regard et trouverais peut-être tout ça balourd.
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Sur plusieurs aspects, ça a mal vieilli mais ça a encore beaucoup de charme.