Publié le 7 Septembre 2026
… toi, tu presses pas des feuilles mais des souvenirs, des sentiments. C’est encore plus fort.
Milo est un adolescent comme les autres. Et peut-être aussi pas comme les autres.
Milo a entamé une collection.
Il ne s’agit ni de timbres, ni de cartes Pokémon, ni de pin’s, ni d’images Panini.
Non, ce qui intéresse Milo, ce sont les adieux.
Des adieux par dizaines. Par centaines. Peut-être même par milliers.
Assemblés, reliés, gravés, classés dans un cahier bleu.
Ça lui est venu comme ça, avec le départ de son frère aîné Enzo pour l’Espagne.
Il s’est mis à les traquer. Qu’ils soient grands ou petits.
Oui mais, « est-ce qu’un adieu, c’est toujours définitif ? »
Que cache cette collection et surtout que cache ce jeune ado qui la poursuit ?
Qu’est-ce qu’il poursuit, lui ?
En attendant de le savoir, il mène sa petite vie à Nancy comme sa petite collection d’adieux.
Avec de petits moments. Comme ceux passés avec sa cousine Farah, qui se rêve boxeuse professionnelle ou sa copine Léonie qui n’a cessé de déménager et semble à part, différente… un peu comme lui quoi.
Avec de grands moments. Ceux qui ne sont pas toujours joyeux et peuvent même être graves : « L’histoire est toujours la même : des étoiles naissent, d’autres disparaissent ». Que fait-on de ces adieux là ?
Et que fait-on quand le rêve le plus secret est de « devenir quelqu’un qu’on écouterait pour ses mots » ?
Une fois de plus, Arnaud Dudek nous offre un roman sensible sur les difficultés, les fragilités mais aussi les espoirs de l’adolescence. Au fil de ses romans, il montre à quel point il parvient à se glisser dans la peau de ces personnages dans cette période charnière où tout est possible mais où l'on dit aussi adieu à plein de choses et notamment à l’enfance.
L’écriture d’Arnaud Dudek est toujours aussi fluide et élégante. Il sait parfaitement se saisir du langage adolescent et rendre son Milo très attachant. Tout sonne juste et on sent que l’auteur parvient non seulement à observer avec acuité le monde qui l’entoure mais aussi les souvenirs qu’il a enfouis en lui, comme un entomologiste. Car on imagine bien Arnaud Dudek avec son petit cahier bleu dans sa tête d’adulte et peut-être même d’adolescent.
/image%2F7084934%2F20250126%2Fob_10b2e4_couverture-blog.jpg)
/image%2F7084934%2F20260906%2Fob_3e683f_arnaud-dudek-adieux.png)
/image%2F7084934%2F20260823%2Fob_fd052f_olivia-laing.png)
/image%2F7084934%2F20260821%2Fob_aa81d1_une-eclaircie.png)
/image%2F7084934%2F20260821%2Fob_2d9039_un-ete-avec-marcel-pagnol.png)
/image%2F7084934%2F20260821%2Fob_cb9b56_andrea-thominot.png)
/image%2F7084934%2F20260822%2Fob_c0f822_thelyson-orelien.png)
/image%2F7084934%2F20260822%2Fob_6a6f83_nous-aussi.png)
/image%2F7084934%2F20260815%2Fob_59d59b_liza-ridzen.png)
/image%2F7084934%2F20260815%2Fob_dd30ec_le-moulin-sur-la-floss.png)